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Auteur Sujet: Syrie: Paris et Londres veulent armer les rebelles  (Lu 549 fois)

alex

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DAMAS — La France et la Grande-Bretagne ont prôné jeudi une levée rapide de l'embargo européen pour pouvoir livrer des armes aux rebelles en guerre contre le régime en Syrie, à la veille du 2e anniversaire du début d'un conflit dévastateur qui ne connaît aucun répit.

Le régime de Bachar al-Assad, qui assimile les rebelles à des "terroristes", a dénoncé une "violation flagrante du droit international", se faisant l'écho de son grand allié russe qui a prévenu que la livraison d'armes à des "acteurs non-gouvernementaux" est contraire "à la loi internationale".

La Coalition de l'opposition a, en revanche, parlé d'"un pas dans la bonne direction", après avoir pendant des mois plaidé pour l'envoi d'armes aux rebelles sous-équipés et sous la menace constante de l'aviation, atout principal du régime.

"Nous souhaitons que les Européens lèvent l'embargo sur les armes", a déclaré le président français François Hollande en arrivant à Bruxelles pour un sommet européen.

Avant lui, son chef de la diplomatie Laurent Fabius a indiqué que Paris et Londres demandaient "aux Européens, maintenant, de lever l'embargo pour que les résistants aient la possibilité de se défendre".

L'objectif, selon des responsables français, est de leur fournir des missiles sol-air.

 Paris et Londres ne fournissent actuellement aux rebelles que des matériels non létaux -moyens de protection ou de communication. Les Etats-Unis, qui craignent que les armes ne tombent aux mains de jihadistes aidant les insurgés, leur donnent matériel médical et rations alimentaires.

L'examen par l'UE de la poursuite de l'embargo est prévu fin mai mais Londres et Paris vont demander de l'avancer. L'UE a assuré qu'il était "possible" d'en discuter "sans délai" si l'un des 27 Etats membres le souhaitait.

"Il faut aller très vite", a dit M. Fabius, n'excluant pas une réunion avant fin mars. "Lever l'embargo, c'est un des seuls moyens qui restent pour faire bouger politiquement la situation".

L'équilibre des forces évolue

Et si l'embargo n'était pas levé, M. Fabius a dit que la France "est une nation souveraine", laissant entendre qu'elle était prête à s'en affranchir.

 Avant lui, le Premier ministre britannique David Cameron avait aussi indiqué que son pays pourrait se désolidariser de l'embargo. "C'est possible (...) nous pouvons avoir une politique étrangère indépendante".

Plusieurs membres de l'UE, dont l'Allemagne, voient d'un mauvais oeil l'idée de lever l'embargo, jugeant que cela ne pourrait qu'aggraver le conflit, déclenché le 15 mars 2011 par une révolte populaire qui s'est militarisée face à la répression. Mais Berlin a dit être prêt à en discuter "immédiatement".

Les prises de position française et britannique vont creuser davantage le fossé avec la Russie, l'un des rares alliés du régime Assad à qui elle continue à fournir des armes, et éloigner toute perspective d'un consensus international sur la crise.

 Le conflit qui a dévasté la Syrie a fait, selon l'ONU, plus de 70.000 morts, mais selon un haut responsable français ayant requis l'anonymat: "on est plus près de 100.000 morts".

"Assad n'acceptera de solution politique que lorsqu'il saura qu'il a face à lui une force (armée) qui va le renverser", a estimé le porte-parole de l'opposition Walid Bounni.

Des militants ont réclamé néanmoins des armes lourdes. "S'ils veulent nous donner des armes légères ou moyennes, on n'en a pas besoin", affirme Ahmed de la Commission générale de révolution syrienne. "Nous avons besoin d'armes de défense anti-aérienne et anti-chars".

Dans ce contexte, l'Institut international d'études stratégiques de Londres estime que l'équilibre des forces va probablement finir par pencher en faveur des rebelles vu "l'accroissement de leurs capacités et soutiens extérieurs". "A moins d'utiliser des armes chimiques, avec les risques d'intervention internationale, il est difficile de voir comment Assad peut renverser cette tendance".

En Israël, le chef du renseignement militaire, le général Avi Kohavi, a d'ailleurs affirmé que le régime Assad "n'a pas encore donné d'ordre, mais se prépare à recourir aux armes chimiques" après que le chef d'état-major Benny Gantz a averti que les rebelles devenaient plus puissants.

Et comme chaque jour, l'armée a bombardé les bastions rebelles, notamment la province de Damas où 12 personnes ont péri, parallèlement à des combats violents, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).


Source AFP
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