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Auteur Sujet: Syrie : L'opposition réunie à Istanbul pour se choisir un Premier ministre  (Lu 481 fois)

alex

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ISTANBUL — L'opposition syrienne s'est retrouvée lundi à Istanbul pour se choisir un premier ministre et un gouvernement provisoires chargés de gérer les territoires de Syrie conquis par les rebelles hostiles au président Bachar al-Assad, deux ans après le début d'une guerre qui a déjà fait 70.000 morts.

Cette réunion, organisée dans un hôtel de la mégalopole turque, rassemble pour deux jours les responsables de la Coalition nationale syrienne, reconnue par des dizaines de pays comme le seul représentant légitime du peuple syrien.

Signe des divergences qui parcourent la nébuleuse de l'opposition syrienne, elle a déjà été reportée à plusieurs reprises.

Douze personnalités sont candidates au poste de chef du gouvernement, a indiqué lundi un membre de la Coalition, Khaled al-Saleh, précisant que l'élection aurait lieu sous la forme d'un scrutin majoritaire à deux tours.

Trois d'entre elles font figure de favoris: un ancien ministre de l'Agriculture de l'ancien président Hafez al-Assad, Assaad Moustapha, l'économiste Oussama al-Kadi et un cadre supérieur dans les télécoms, Ghassan Hitto. Avec un avantage pour les deux derniers cités, estimait lundi Samir Nashar, un des membres de la Coalition.

M. al-Kadi est né en 1968 à Alep et dirige à Washington le Centre syrien pour les études politiques et stratégiques. M. Hitto est né en 1963 à Damas et a passé près de vingt-cinq ans aux Etats-Unis, où il a été un cadre dirigeant d'entreprises de haute technologie avant de rejoindre la Turquie et les rangs de la révolution fin 2012.

"Nous travaillons dur pour atteindre un consensus. Personne ne peut garantir qu'il y aura un vote lors de la réunion aujourd'hui ou demain, mais il y a une grande chance que ça arrive", a déclaré M. Nashar à l'AFP.

Les 73 membres de la Coalition doivent d'abord se mettre d'accord sur la nécessité de former un gouvernement intérimaire ou de se limiter à mettre sur pied un organe exécutif aux pouvoirs plus limités.

"Des discussions approfondies sont encore nécessaires pour savoir si nous avons besoin d'un gouvernement intérimaire ou d'une instance exécutive capable d'assumer les responsabilités lui permettant d'occuper le siège de la Syrie à la Ligue arabe", a affirmé à l'AFP le porte-parole de la Coalition, Walid al-Bounni.

"Je peux dire qu'environ 60 des 73 membres de la Coalition veulent qu'un gouvernement soit formé", a pour sa part indiqué M. al-Saleh.

Gérer les zones "libérées"

La première tâche du premier ministre consistera à nommer, si possible lors de la réunion d'Istanbul, un gouvernement chargé de gérer les territoires du nord et de l'est du pays conquis de haute lutte par les insurgés mais plongés dans le chaos.

Ce nouvel exécutif devra nécessairement être basé en Syrie, a souligné M. al-Saleh. "C'est une obligation pour devenir le nouveau premier ministre", a-t-il ajouté, "un gouvernement qui fonctionnerait via internet ou Skype, ça ne peut pas fonctionner".

Sur le terrain en Syrie, l'opinion est divisée entre ceux qui espèrent que l'instauration d'un tel gouvernement permettra de mieux gérer la crise humanitaire qui règne dans les régions aux mains de la rébellion, et ceux qui pensent que la Coalition n'est pas apte pour choisir une administration compétente.

"La Coalition n'est pas assez proche du terrain pour avoir un vrai sens des besoins ici", a déclaré à l'AFP Abou Hicham, un militant basé à Alep.

Pour Matar Ismail, un autre militant, basé à Damas, la priorité est en revanche le "réel besoin dans les zones libérées d'une meilleure gestion du quotidien".

"Il y a plus de 10 millions de Syriens dans les territoires libérés qui ont besoin de l'éducation et des services de santé", a souligné M. al-Bounni.

Parmi les forces d'opposition, certains dirigeants, comme Michel Kilo, sont opposés à la mise sur pied d'un gouvernement intérimaire et veulent privilégier un dialogue avec le régime pour aboutir à la constitution d'un gouvernement formé de membres de l'opposition et du régime.

Il semble que Washington préfère aussi cette option mais la Ligue arabe et la Turquie appuient un gouvernement intérimaire.

Le projet de gouvernement provisoire est en tout cas accueilli avec la plus grande hostilité par le régime de Damas. La Coalition est "en plein délire et confusion" et "caresse de vaines chimères", raillait ainsi lundi le quotidien al-Watan, proche du pouvoir syrien.


Source AFP
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